____________________________________________"____________________________ __Chapitre I
___________________________________________________"______________________"__Appréhension
_______5 Septembre, 2oo8
_______Lycée New School
_______14 Avenue Street
__Dehors, le temps était sec, des gouttes roulaient sur mes joues, les gens auraient pu croire que je pleurais, mais en fait, non. Mes pas étaient longs et grands, j'imitais presque un géant. Pourtant, personne ne me tomba dessus, personne ne me fit peur. Personne n'était là pour me faire du mal ou alors pour me faire peur. Mais qu'est-ce que j'attendais ? Qu'on m'enlève peux être ? Une voiture était garée devant chez moi, je reconnus la plaque d'immatriculation, c'était ma mère. Ma mère, une personne qui soit disant devons nous tenir comme la prunelle de mes yeux. Pour moi, c'est le cas contraire, ma mère est très distance, et ne m'apporte aucune affection maternelle. Pourtant, je l'aime, comme tout autre enfant, sauf que mon cas est très différent. Mon père est partit de notre maison lorsque j'avais 5 ans, la raison à laquelle il est partit ? Je n'en avais aucune idée, et je ne voudrais pas savoir.
Depuis tout ce temps, je ne l'ai jamais revue et je ne voudrais le revoir pour rien au monde.
C'est ça, le fait que je suis différente aux autres. Cette faculté de vivre sans un être cher, comme beaucoup de gens. Mais de surpassé si bien cet évènement, me fait presque peur. Un instant, je doutais de ma sensibilité, à croire que je n'en avais pas. A voir cette maison, qui était à moitié vide me mettait le cafard. Non, en fait elle était remplie sauf qu'il manquait quelqu'un, quelque chose d'essentiel pour son fonctionnement, ou en tout cas pour mettre de la vie à la maison. C'était dur d'affronter la solitude, tous les jours, même au lycée. Il fallait dire que je n'étais pas très ouverte aux autres, mais j'espérais quand même avoir des amis, même si ce n'est qu'un ami. Mais un bon ami. Une fois la porte entre ouverte je pouvais entendre ma mère qui murmurait quelque chose, elle devait se parler à sois même.
____« Salut ! » Dana me lança ma mère froidement.
Mon humeur n'était pas très bonne, si je lui répondais méchamment elle m'aurait fait une crise, et aurait projeté en avant son rôle de mère. Les escaliers étaient devant moi j'étais prête à grimper la première marche lorsque qu'elle me prit par le bras.
____« Je suis au courant pour ton inscription. Tu veux devenir capitaine, et ça depuis quand ?
____- Non mais... c'était juste pour essayé, maman.
Elle me lança un regard méprisant et avala sa salive.
____- De toute façon, ne te fais pas de faux espoirs, tu n'y arriveras jamais. Il faut que tu te rendes compte des filles qui se ____présent... C'est... des best of the best. Rentre toi ça dans la tête !
____- Mais je le sais très bien, sauf que maintenant je veux aussi tenter ma chance.
Même si cela était partit d'une idée de rigolade et un peu de vengeance, j'avoue.
A ce moment je me rendis compte que je venais de dire une énorme bêtise. Je ne parlais plus.
____- Je vois. »
Un court élan et je montais à l'étage. Ma chambre était rangée, elle n'avait pas bougée depuis que j'étais partit ce matin. Mon bureau infesté de cahiers et de livres sur pile ne m'encourageait guère à ouvrir un de mes ouvrages qui devait être lu quelques jours après.
Je sentis une légère vibration au niveau de ma poche, c'était mon portable. J'avais un appel.
____« Allô ?
____- Ouais, ne t'inquiète pas, je le sais bien, oui, ton inscription.
____- Hein... quo... biiiiiiiiip. »
C'était la meilleure, maintenant tout le lycée était au courant, et ça j'en étais sûre. Mais qui pouvait bien me téléphoner, et d'ailleurs qui avait mon numéro de portable. Juste à cause de cette inscription, j'étais tellement lunatique comment pouvais-je avoir fait ça ? Ecrit pour nom, sur cette feuille ? Idiote que j'étais. J'aurais du m'en douter, mais personne ne pouvait me jalouser, je n'avais rien à rendre jalouse une fille. RIEN. Tout d'un coup, je ressentis une chaleur m'envahissant. Pourtant, nous étions en Septembre et la température ne grimpait pas au dessus des 15°c. Non, ce n'était pas la chaleur, une réaction se fit dans toutes les partis du corps. Une sensation nauséabonde et... indescriptible. Ma vue devenait flou, des larmes roulaient sur mes joues, alors que je ne pleurais pas. Quelque chose venait de m'arriver, et je n'étais pas capable de me contrôler. La lâcheté m'emprisonnait.
____« Mais, que se passe t-il ? » hurlais-je
Des bras m'emprisonnaient mais quand je regardais la pièce autour de moi, je pouvais voir que rien ni personne ne figurait à mes côtés. Folle, oui, je l'étais devenue en si peu de temps. Maintenant je dégoulinais de sueur, j'avais peur et mal au ventre. Pas de voix, pas de bruits juste le 'tic-tac' de mon horloge déréglé. Tout ce bouquant continuait, encore. Jusqu'à que je m'endorme. Sans rêve ni cauchemar. La seule chose que je pouvais apercevoir c'était la couleur blanche, encore et toujours. Qui emprisonnait ma vue.
____« Viens manger » me cria ma mère de l'étage inférieur. »
Mais quelle heure pouvait-il être ? La pendule qui était déréglé de quelques minutes indiquait tout de même vingt heure huit.
Les escaliers étaient flous, je trébuchais plusieurs fois avant d'arriver dans la cuisine où une assiette de pâte était soigneusement préparée sur la table.
____« Tu ne manges pas ? Questionnais-je ma mère
____- Non, je n'ai pas faim... »
Habillée de son peignoir violet, elle me servit et retourna à ses occupations.
Ma mère et moi n'étions pas très proche, voir pas du tout. Sur certaine chose nous avons de gros points communs, sur d'autres nous sommes de simples inconnus. Tout ce qui concerne les cours et ce qui s'en suit, elle ne sait rien. Mise à part mon inscription pour les pom-pom girls, qu'elle avait vu les quelques heures avant, très mal pris. Les larmes me montèrent aux yeux, je repoussais mon assiette qui était encore pleine. Une question me vint alors à l'esprit : m'avait t-on drogué ? Donner des somnifères ! Non, ce n'est pas possible je n'ai rien pris ni personne ne m'a donné quelque chose. Mais alors, que se passe t-il.
Une chose complètement différente me vint alors à l'esprit : Aller nettoyer la voiture un peu plus loin que la superette à quelque mètre de chez moi. Mais pourquoi pensais-je à ça, à cet instant surtout ?
Ma mère était devenue suspect, couchée sur le canapé en train de regarder les informations j'aurais pu croire que c'était elle qui m'avait empoisonnée, à croire que non.
____« Dana, je comptais aller laver la voiture à la superette, je reviens dans un quart d'heure. »
C'était sûrement le pire sentiment que je pouvais avoir de moi même. Je ne me reconnaissais plus, étais-je un monstre ? Un personnage de film d'épouvante ? Ma propre personnalité de me ressemblais plus. Voyante. C'était impossible, je pris connaissances de mes facultés que maintenant... Un millier de question me virent à l'esprit, absurdes les une comme les autres.
Ca recommençait, que du blanc, partout. Et à ce moment, il n'y avait plus rien. RIEN.
____« Hé ? Dana, m'entends-tu ? Oh ! Es-ce que ça va ? Parle moi, répond moi, je t'en prie.
J'étais écroulée sur le sol, ma mère était assise à côté de moi, paniquée.
____- C'est bon, tout va bien. Manque de tension je suppose.
____- Tu es complètement folle Dana, rien ne va, tu as eu un malaise, réagis mince. Il faut que tu ailles aux urgences, je t'y ____emmène de ce pas.
____- Maman, je te dis que tout va bien, j'ai juste un peu froid, simplement. Il n'y à ni blessé, ni mort.
Froid était un adjectif qui ne pouvait décrire ce que je ressentais. Je tremblais, j'étais mal, ça je le savais déjà.
____- Allez, essaye de te mettre debout, fais un effort... «